Dès le 25…novembre, nos amis de la Mairie ont inauguré les illuminations de Noël. Oubliés le pacte des Maires, l’agenda 21 et autre Grenelle de l’environnement, notre ville allume des milliers de feux le long de ses principales rues dès 17h30.
Nos écolos de service souligneront que cette année des systèmes plus économes ont été installés. C’est un fait. Mais, le gaspillage n’en reste pas moins scandaleux. On peut attendre la dernière semaine de décembre avant Noël pour mettre le jus.
Les réginaburgiens comprendraient tout à fait cette attitude éco-responsable. Ce serait une occasion d’attirer leur attention sur notre responsabilité à l’échelle locale pour économiser l’énergie. Ce serait aussi un petit soulagement pour les finances de la ville qui vont être au régime sec dans les années à venir selon les politiques envisagées par le gouvernement actuel. En effet, les nouveaux systèmes installés sont considérablement plus couteux et ce n’est pas la pratique habituelle de réduire les frais.
Les réginaburgiens ont aussi constaté le magnifique sapin qui a été installé devant le Monoprix. Toujours décoré pauvrement (de peur du vandalisme j’imagine), ils sont attristés qu’un si belle arbre ait échoué sur nos pavés. Toutefois, ils ne sont pas surpris de ce massacre à la tronçonneuse de nos élus qui s’echauffent surement pour un prochain plus gros morceau….le chantier de de la médiathèque.
Je ne concluerai pas par un Joyeux Noël.…c’est vraiment trop tôt non?
Amicalement à tous.
Laurent.

@Colbert
Bref, comment vas-tu diminuer/modifier le système de protection sociale (24% de PIB) ?
Privatisation ? Cela va diminuer la comptabilisation, mais cela ne crée pas nécessairement de la valeur/des richesses. Bien au contraire… Certains soins médicaux par exemple deviennent inaccessibles au plus grand nombre, ce qui pose des problèmes de santé publique (épidémie, etc…)
L’autre point important est la volonté de la population de conserver des « fonctionnaires de terrain ». Cela est confirmé par toutes les enquêtes d’opinion possibles et imaginables. Quand les citoyens souhaitent une diminution des « fonctionnaires », ils ont surtout en tête les « assis », la paperasserie, et autres tracasseries administratives.
Pour autant, c’est tout le contraire de la politique menée.
A tel point que par exemple, dans l’hôpital public on trouvera plus de cadres que de soignants (sic…).
De manière plus générale, l’augmentation hallucinante « d’agence » ou autre « autorité indépendante » (Hadopi and co) ont certes fait diminuer sur le papier le nombre de « fonctionnaires » mais en pratique, pas le nombre d’agents rémunérés par l’Etat. Dois-je alors évoquer le scandale des rémunérations des dirigeants de l’AMF, ou bien de la SACEM, pour n’en citer que deux ?
Ceci va de pair avec une production législative sans aucune cohérence ni réflexion de fond (le « culte du fait divers »…). Si seulement les gens savaient pour qui et quoi ils votaient, je ne pense pas qu’ils enverraient des incompétents aussi incroyables à l’assemblée nationale. Introduire du vote à la proportionnelle aurait au moins cette vertu de diminuer la trop grande personnification liée au scrutin uninominal.
@Colbert
De quoi parles-tu quand tu évoques les « prélèvements obligatoires » ?
La France est un paradis fiscal d’un point de vue de l’imposition.
Nous sommes un des rares pays au monde où l’impôt est négatif à partir d’un certain niveau de revenu, et le pays en Europe où se trouvent le plus de riches/rentiers (9% de l’ensemble des millionnaires vivant sur Terre )
De plus les coussins de la protection sociale française sont moins redistributifs que ceux des USA (oui, vous avez bien lu …). L’exemple typique, c’est l’absence de plafond pour le chômage ou bien les retraites (un plafond progressif à 1,5 ou 2 smics serait un minimum…). Imaginer que 50 personnes cotisent pour payer la retraite de certains militaires ou haut fonctionnaires est une folie économique.
Bien que je ne qualifierai pas la politique de M. Sarkozy « d’ultra-libérale », ne serait-ce que parce qu’elle serait plus juste (sic !), elle a toutes les caractéristiques d’une « politique de classe ».
Dans un pays, s’il n’y a pas de redistribution générationnelle, soit par l’inflation (impossible avec la politique monétaire européenne), soit par l’impôt sur le revenu (très faible contribution au budget de la nation), soit par l’impôt sur la succession, alors on établit une forme de « moyennagisation » de la société. Je ne sais pas si cela a déjà été théorisé, mais il semble évident que ce soit une vague de fond de l’actuelle présidence. En accord avec la pensée de notre président que la génétique est au centre de tout (cf. le très éclairant débat Onfray/Sarkozy).
Et c’est là où je pense que l’on se méprend en parlant de « société ultra-libérale ». Dans une telle société, une personnalité comme Dassault et ses avions ineptes aurait fait faillite depuis longtemps. Au contraire, l’Etat est malheureusement là où il ne devrait pas être. ET l’on voit assez rapidement où cela peut mener: commandes inadaptées, favoritisme, clientélisme…
L’Etat ne mène en rien une politique ultra libérale Arlette, il suffit pour s’en convaincre de regarder le niveau des prélèvements obligatoires et des redistributions par centaines de milliards d’euros.
Droite ou gauche, rien ne change fondamentalement. La droite française est bien plus à gauche que les autres gauches européennes, et la gauche française est enore très décalée, démagogie de la majorité de ses principaux leaders oblige.
D’accord en revanche avec vous sur les loupiotes, même allumées un peu tôt… les pauvres ne sont pas nécessairement rabat-joie, loin de là.
Mea culpa. J’avais oublié que Noël était le 25 décembre.
Je suggère juste de fêter Noël à Noël et non à partir du 25 Novembre.
Laurent pose le problème de l’arbitrage entre les besoins. D’un côté des plaisirs jugés superflus (éclairage de Noël), de l’autre les besoins des personnes en difficulté. Cette interrogation est légitime. J’ai entendu cet argument de « bon sens » pour s’opposer à l’investissement culturel (médiathèque) au nom de l’insuffisance du parc de logements sociaux. Il s’agirait en somme de n’engager des dépenses « futiles » (animation, culture), qu’après la satisfaction complète des besoins de première nécessité.
Si on allait au bout de cette logique, la vie serait un enfer, car si on a besoin de pain, on a aussi besoin de fêtes.
D’autre part, nous savons bien que la lutte contre la pauvreté se joue essentiellement au niveau national (fiscalité, redistribution, services publics, politique du logement…) et que la politique ultra libérale de Sarkozy et de ses riches amis ne fait qu’aggraver la misère de la population. Les dispositifs locaux auront de plus en plus de mal à panser les plaies de la pauvreté. Alors faut-il éteindre les lumières de Noël ? Je crains que le jour où les lumières de Noël s’éteindront, il fera encore plus froid dans les foyers.
mais aussi, un sou est un sou en ces temps de crise. Les dizaine milliers d’euros perdus là pourraient aider des familles en difficulté compté par la tribune de l’opposition.
Et puis, au diable l’avarice !
Noël en novembre… c’est effectivement un peu tôt… bien d’accord.
Cela dit, bien des communes scintillent déja. Pas sûr que cela ruine un peu plus le contribuable.
Et a contrario, il est très dommage que le ramassage des déchets végétaux (poubelle verte) se soit arrêté le 17 novembre alors qu’il y a encore beaucoup de feuilles mortes à évacuer.