A Bourg-la-Reine, le conseil municipal est le seul endroit où l’on peut avoir des nouvelles sûres. En effet, lorsque vous rencontrez un élu de la majorité, il ne s’occupe jamais du dossier. Lorsque l’on s’adresse au premier d’entre eux, il conclut toujours par un on s’occupe de tout. Tout est aussi secret que le code de déclenchement de la guerre atomique.
Il faut la persévérance de l’opposition pour évoquer au conseil municipal les questions débattues pendant les commissions afin de rendre publiques les raisons de telles ou telles décisions. Pendant ce temps, les élus de la majorité, qui ne pipent jamais un mot, passent pour des godillots à l’image de nos députés de l’actuelle majorité. Tout est décidé ailleurs! En tous les cas, l’ambiance est bonne au conseil municipal. On s’étripe, histoire d’exister, dans la bonne humeur. Le tutoiement est de rigueur.
Ce conseil a voté une question relative à la médiathèque. Il s’agissait d’enterriner la modification du POS afin de permettre au futur
bâtiment d’être en limite de terrain. L’occasion pour l’opposition de rappeler ses réserves. Elle accepte le principe du projet mais en critique les objectifs culturels. Martine Parèsys a défendu le rapport de préparation réalisé par un cabinet de grande réputation. Chacun son avis. Je l’ai lu. je confirme qu’il est mince sur le projet culturel et qu’il présente des banalités sur les aspects d’urbanismes HQE. Finalement, Les opposants s’opposent mollement même pour défendre les quelques arbres exceptionnels de la parcelle. Pourtant de nombreuses questions subsistent. Que va devenir l’actuelle bibliothèque? Une étude sur sa transformation a-t-elle était réalisée? Plus généralement, dans quelle programation s’inscrit ce projet alors que d’autres urgences semblent s’imposer?
Nous avons eu des nouvelles du marché. Les affaires vont bien pour le délégataire, Les Fils de Madame Giraud. Il encaisse 100 KEuros de bénéfice pour un CA de 320 KEuros. La majorité se félicite que le rapport annuel arrive pour la première fois…à temps. Elle ne semble pas trop gênée, non plus, par l’état de dégradation du Marché…Voilà donc une petite entreprise qui ne connaît pas la crise…alors que pendant la renégociation de la DSP, la majorité avait juré que la fête était finie.
Pendant ce temps, les parkings Vinci sont en faillite. 100 KEuros de pertes pour 400 KE de CA. Il faut dire qu’il est peut être moins coûteux de se prendre une prune que de s’abonner à radio Vinci. Pourtant, Vinci reste…Allez savoir, ils ont peut être d’autres compensations par ailleurs.
Sur le front de la rentrée, la sémillante Dominique Blondel a gagné une nouvelle médaille. Même si elle a oublié de rappeler que ce sont les parents qui avaient tirés la sonnette d’alarme, une classe a été ouverte en urgence au cours de l’été à l’école Fontaine Grelot. Un pré-fabriqué a été construit dans la cour. Droite comme gauche espère que cette nouvelle classe ne soit pas provisoire. Avec 16 Kpostes en moins par an dans l’éducation, le service après-vente risque d’être périlleux. Le nombre d’élèves par classe augmente petit à petit de la maternelle à la terminale.Un vague point a été fait sur les travaux de l’école République. Un retard « normal » est à prévoir selon Mr Duru. Il faut dire que les travaux semblent gigantesques…peut être trop!
Plus idéologique, droite et gauche se sont disputées sur les augmentations de salaires des animateurs des centres de loisirs. La gauche voulait plus. La droite défend la maîtrise des dépenses de fonctionnement…Elle oublie les dépenses somptuaires .
Le conseil a fini sur la libre circulation passage Alixia. La copropriété a signé une convention avec la mairie permettant le fermer à certaines heures les passage aux piétons. Un portail a été installé à ses frais. Le droit de passage est ainsi adapté pour le confort privé. Un élu a quitté la salle pendant la délibération car il a des intérêts dans la copropriété Alixia. La mairie a été aussi propriétaire d’un appartement jusqu’en 2010…le conflit d’intérêt, voilà une petite entreprise qui ne connaît pas la crise….

Compte tenu de l’endettement de notre ville, et l’absence de pilotage dans son ensemble du remodelage de la ville, il paraît tout à fait légitime de s’interroger sur la pertinence du projet de Médiathèque tel qu’elle serait située dans le projet actuel.
Tenter de faire émerger un centre-ville, rééquilibrer la ville, voilà de vrais objectifs.
Là ça sent la tambouille politicienne: on soutient un projet « culturel », histoire de mettre l’opposition en face de ses contradictions, en cas d’opposition trop forte. Et oui, dans la vie, il n’existe que le « tout noir » ou le « tout blanc ». La nuance n’existe pas.
Modifier le POS mériterait à l’évidence plus de concertations, ne serait-ce que pour pouvoir imaginer la construction de nouveaux équipement dans le cadre plus général d’une recomposition de Bourg-la-Reine.
Fabrice
@colbert Vous dites « polémique »….L’article parle en définitif d’une opposition molle au projet.
Que voulez-vous… Quand la droite investit pour un service public ambitieux, la gauche polémique. Un comble.
@Colbert, Bonne idée d’aller faire du benchmarking à Sceaux mais la situation de BLR semble du bis repetita.
Au fait, on a recu une drôle de fiche publicitaire sur la médiathèque. Pourquoi n’est elle pas inclue dans le journal de BLR? L’opposition est si forte au projet au point de se payer cette propagande? Le financement y est abordé partiellement et ne parle pas de l’impact sur la dette.
Tout travail mérite juste salaire. Je n’ai pas le sentiment que BLR soit plus pingre avec son personnel que les villes comparables. Comparaison est parfois raison.
A propos de comparaison, Sceaux a relancé hier le processus DSP pour la gestion de son marché. On regardera combien d’offres seront reçues.
Une petite précision sur les salaires des animateurs. Il s’avère que les animateurs sportifs non diplômés avaient jusqu’à présent des salaires horaires supérieurs à ceux qui n’étaient pas animateurs sportifs. Distorsion dont il faut chercher l’origine. Solution de la municipalité: pour les nouveaux arrivants alignement pas le bas. Pourquoi par le bas (sachant que les tarifs sont très bas; on est loin en effet des dépenses somptuaires qu’on connaît en effet) et pas par le haut, ou une solution moyenne ? Mais il y a plus grave: les élus de droite ont voté pour le maintien de la plupart des salaires horaires, ce qui signifie que pour ceux qui ne sont pas indexés sur le SMIC (qui lui même sacrifié par l’Etat), ils ont voté une perte sèche de 2 à 2,5%, estimation de notre taux de l’inflation comme dirait l’ancienne Garde des Sceaux. Nous avons mis l’accent sur ce point avant le vote; or aucune voix de la majorité n’a manqué (au moins ceux qui étaient présents, car il y avait de nombreux absents, dont plusieurs maires-adjoints) et ils/elles ont donc voté en parfaite connaissance de cause.
Bravo pour ce talentueux PV.
Un peu sévère quand même, tous les conseillers de la majorité ne sont pas des bénis oui oui qui ne pipent mot. Il y en a deux ou trois qui l’ouvrent, dont l’excellent conseiller délégué au personnel, même si ce n’est pas pour démolir l’action de la municipalité, solidarité majoritaire oblige. Pour avoir pratiqué quelques conseils municipaux voisins, de droite et de gauche, cela n’a absolument rien d’anormal.
Sur le marché, les travaux prévus vont se faire. Sachez aussi que la ville de Palaiseau, très bien gérée puisque le maire n’est autre que le bras droit de Martine Aubry, en contrat aussi avec les fils Géraud (et ce depuis 1963 !), vient de délibérer pour dire que la DSP était la meilleure modalité de gestion.
Sur les travaux de République, rappelons quils ont été voté à l’unanimité par le précédent conseil municipal. travaux somptuaires ? C’est vrai que c’est cher, mais si on construit pour 100 ans comme ils l’ont fait sous la IIIème… Espérons que la construction moderne soit vraiment durable. Plus qu’à l’opéra Bastille de Jack.