Heureusement que Forumblr.org est là pour vous raconter le dernier conseil municipal. Calme plat sur les flux de l’opposition. Certainement, le nuage de poussière du volcan islandais Eyjafjöll a retenu nos amis socialistes dans la caravane de Martine Aubry bloquée en Inde ou dans un aéroport de transit… sans Wifi. Nos élus verts, toujours interdits de vol par caprice, sont, eux, trop occupés à compter les coups entre Dany et Cécile. Depuis leur déroute aux régionales, le modem a eu plus de temps pour mettre en ligne une courte analyse du budget 2010.
Elle confirme la mienne vue…du trottoir. On atteint la côte d’alerte. La dette s’envole (de 26 ME à 31 ME) et le budget est assuré à 45% par l’emprunt. Les années passées, on se souvient de la fierté de P. Lorec se félicitant de sa gestion communale de « bon père de famille« . J’ai bien retenu la leçon. Le budget 2010 signe maintenant une gestion hasardeuse. Déjà en 2009, les signes de cette dérive apparaissait assez clairement. La dette passait déjà de 23 ME à 26ME.
Ce n’est pas tant l’augmentation de la dette qui est inquiétante que l’utilité des investissements qu’elle finance. Par exemple, la reconstruction de l’école de la république (8ME) n’a pas été considérée comme prioritaire par les parents d’élèves…. Pourtant, Mr Duru, l’élu en charge des grands travaux, l’a justifiée par l’obligation de mises aux normes pour l’accès des handicapés à l’école. C’est louable. Toutefois, il est assez odieux d’instrumentaliser les handicaps de nos concitoyens pour couvrir une politique qui navigue à vue….
Un autre exemple qui vient à l’esprit est la poursuite du couteux programme d’enterrement des câbles dans les rues (0.5ME en 2010, 1ME les autres années). Comme le disent tous les sondages bien ciblés de la mairie, ces dépenses sont souhaitées par les réginaburgiens. Evidemment, ils préfèrent se promener dans une jolie rue et cet embellissement est une valeur ajoutée en cas de revente de leur bien. En réunion publique, sur cette question, les techniciens sont envoyés au front pour justifier ces travaux peu utiles. Pourtant, pour reprendre l’argumentation fréquente de nos amis de la majorité dans leurs tribunes, ces décisions relèvent du calcul politique. En effet, les habitants de ces rues auraient tendance à mettre dans l’urne le bulletin de ceux qui ordonnent les travaux.
Mais cette alerte sur les finances pourrait devenir un naufrage tant les projets somptuaires s’empilent (cinema, musée, médiathèque, fontaines). Aussi, après deux ans de mandats de Jean-Noël Chevreau, les réginaburgiens ne voient toujours pas la programmation sur les court et moyen termes…de son programme 2008 comme il l’a rappelé au dernier conseil municipal. Mr Lorec répond aussi qu’il faut faire des études avant de planifier ces nouveaux investissements. Voilà donc que la majorité s’est faite élire sur des promesses qui n’avaient pas été évaluées…même à la louche!
Enfin, Jean-Noël et son équipe semblent oublier que les contextes économique et démographique ont changé depuis 2008. La crise est là et les collectivités locales doivent bien orienter leurs politiques et compenser le désengagement de l’état. Ce n’est pas fini. En effet, il faut s’attendre à de nouvelles répliques qui risquent d’être amplifiées par les contre-réformes de la décentralisation et du Grand Paris.
A l’issue de la discussion sur le budget 2010, On a l’impression qu’un épais nuage plane sur Bourg-la-Reine. Non pas pour cacher les grues qui remodèlent notre ville mais pour assombrir l’avenir de nos impôts sans améliorer notre quotidien!
D’autres posts sur ce si étrange conseil municipal compléteront celui-ci...en particulier sur la forme.

Ah! Colbert est revenu de vacances. Tant mieux, il nous manquait. Quel extraordinaire acuité : dans la mesure où l’opposition avait décidé au précédent conseil municipal de demander une suspension de séance puis un vote à bulletin secret après une déclaration générale et très inquiète devant la gestion municipale, on pouvait, en effet, imaginer sans peine que nous ferions notre prochaine tribune à ce sujet. Ce qu’il va falloir expliquer c’est : pourquoi tant d’années de sous-investissement ce qui impose, avant même de les choisir, une série d’investissements de mise à niveau ? Pourquoi avoir privilégié des dépenses non prioritaires comme l’enfouissement des lignes avec réfection des rues sur un rythme de 1,7 Me chaque année juste avant et après les municipales ? Pourquoi tant investir pour un mini musée sans même avoir demandé l’expertise à la direction des musées de France et s’être interrogés sur sa localisation et sa justification ? Pourquoi mettre tant sur un école quand on sait que deux autres nécessitaient, comme la première, une réhabilitation et qu’elles se trouvent ainsi laissées pour compte ? Pourquoi, au-delà, AUCUNE PROGRAMMATION PLURIANNUELLE ? Oui, Colbert, en effet, et vous le savez bien, la municipalité à laquelle vous appartenez mêle l’absence d’une vraie ambition pour la ville à une très mauvaise gestion. C’est, je dois l’avouer, ce second aspect que j’ai découvert en devenant conseiller municipal. Vous savez très bien, malheureusement, que la gestion de Sceaux n’a rien à voir avec celle de BLR. Si j’étais politicien j’attaquerais la politique de Philippe Laurent. Alors ne tombez pas dans la mauvaise polémique politicienne. Vous méritez mieux que de mêler votre nom à ce genre d’entreprise.
et qui va payer la dette? nos enfants? les petits réginaburgiens…..ou plus personne ne voudra venir vivre dans une ville endettée….
L’autre tribune a senti le coup venir et se demande comment l’on peut crier, d’une part, à la « casse » des services publics dont serait coupable la droite et, d’autre part, à la gabegie quand ce n’est qu’investissement pour lesdits services publics scolaires sociaux et culturels.
Un peu contradictoire, non ?
La belle ville de Sceaux a su creuser sa dette pour sa qualité de vie. Son brillant leader essuie-t-il les mêmes condamnations de la gauche ?
Bien analysé. Il y a bien une inquiétude partagée devant ce qui apparait comme une conduite sans programmation. Un investissement important pourrait apparaître comme une juste compensation après des années de sous-investissement, mais ce qui se passe depuis le début des années 2000 cumule des investissements hasardeux et une pente inquiétante pour les finances locales. C’est donc moins la situation « brute » actuelle que l’évolution qui doit fortement inquiéter.
Nous sommes tellement conscients du problème que la prochaine tribune du journal de BLR sera consacrée uniquement à la question budgétaire. Et qu’elle sera commune aux deux listes de l’opposition.
Il y a urgence à prévenir la population.