Arlette sur les finances de Bourg-la-Reine?

Notre amie Arlette nous alerte sur les finances de la ville de Bourg-la-Reine 2010 dans un récent post sur bourglareineavenir.fr. Ce sujet a été abordé lors du conseil municipal du 10 février 2010 auquel je n’ai pas pu assisté. J’aurai bien voulu tant la discussion sur l’orientation budgétaire exprime la politique de la majorité.  Pour comparaison, j’ai repris le compte rendu du conseil de février 2009 et les données officielles du ministère des finances

Les données aimablement fournies par les élus de l’opposition sont inquiétantes. Les recettes seraient en fortes baisses : 10,6 ME en 2009 contre 11,7 ME et l’appel à l’emprunt croît: entre 5,5 et 6.5 ME.  Cette dernière approximation et la difficulté à obtenir le montant des recettes renforcent cette mauvaise impression.

L’état peut emprunter sans fin comme le montrent les déficits actuels. Ce qui permet au  gouvernement français de faire des cadeaux fiscaux hallucinants. Les collectivités locales n’ont pas le droit de rentrer dans cette logique insensée. L’emprunt assure seulement le besoin de financement pour investir et non pour fonctionner…. comme un particulier. Ainsi, le remboursement des emprunts se répercute directement sur l’impôt local car les comptes doivent être équilibrés. Le maire de sceaux dénonce sans cesse ce curieux paradoxe d’un gouvernement mauvais gestionnaire qui fustige les collectivités locales plus vertueuses à quelques exceptions près comme Levallois par exemple.

Pour les collectivités locales, l’emprunt se justifie aussi moralement pour des investissements que les futurs habitants utiliseront et donc paieront en remboursant la dette. Toutefois, le choix des équipements mérite une attention particulière et doit se programmer.  D’après les premières informations, on peut être inquiet : LE ME annuel pour enfouir les câbles est reconduit et un flou artistique, auquel nous sommes habitués, subsiste pour 60% des investissements. On note aussi que le pharaonique chantier de l’école de la République mange tout…  au détriment peut être d’autres investissements scolaires. On parle aussi d’un indispensable musée Dalpeyrat…bref l’urgence.

Cette dernière remarque rappelle l’une des faiblesses de la municipalité actuelle....la programmation des investissements. Quelles sont les priorités en fonction de l’évolution de la population, de l’environnement économique et social…? Quel impact sur les finances et l’impôt à court et moyen termes?…on attend toujours et pendant ce temps…on improvise.

Le PLU aurait pu être un outil intéressant….mais n’est ce pas trop tard tant de choix ont été faits dans la discrétion habituelle, en impactant durablement les capacités financières et foncières de les orienter plus judicieusement? La pauvreté des propositions en est la preuve. Heureusement que les autres collectivités locales interviennent pour rectifier (Ex: le 92 pour l’aménagement de la RD920).  A cet égard, voilà la (bonne) crème du mille-feuille tant décrié par l’état: il compense les faiblesses et partage la responsabilité.

Voilà donc des premières inquiétudes sur les choix associés au budget de la commune de Bourg-la-Reine. Il faut s’attendre en tous les cas à une augmentation des impôts.

TwitterTumblrNetvibes ShareGoogle ReaderFriendFeedFacebookMySpaceGoogle BookmarksHelloTxtShare

About the Author