Il y a un bon bout de temps que je ne suis pas venu au conseil municipal. La même apathie se lit sur les visages des élus de la majorité. Il faudrait leur offrir une console de jeux ou un livre pour les occuper…avant que le verger des muses ferme. Heureusement, l’opposition critique et interroge.
Le conseil municipal a abordé le problème du commerce à BLR. Un exposé très pointu a été présenté par une personne du FISAC. Comme la publication de la note de synthèse du conseil qui n’est plus en ligne…le commerce à bourg-la-reine est en jachère. Heureusement, elle peut être replantée avec des actions…de bon sens qui auraient du être réalisées il y a des années et en particulier lors de la construction des différentes ZAC. L’excellent Mr Delrieu qui a eu la gentillesse de revenir de Copenhague pour le conseil le souligne bien. De nombreux commerces ont disparu à tel point que leur nombre est faible pour la population. On peut regretter qu’une commission dédiée ne s’en occupe pas. Ce n’est pas de bon augure dans le contexte actuel.
Le conseil municipal a aussi accepté de financer la mise en vente d’un ouvrage proposé par une charmante et jeune (selon un élu majorité qui a l’air de très bien la connaître) auteure sur Bourg-la-Reine ces 50 dernières années. Denis Peschanski a noté que l’ouvrage aurait du être expertisé scientifiquement par des historiens. En effet, à juste titre, il pourrait manquer des informations ou des témoignages essentiels à cette période proche. Le BEABA de tout ouvrage de ce type d’autant que la ville s’engage. C’est l’occasion pour Madame Duault de faire une leçon de droit d’auteur…Mais pour avoir des auteurs…il faut des librairies. On espère qu’elle planche sur le Verger des Muses autant qu’elle l’a fait sur le contrat de cette auteure.
Le conseil approuve enfin l’adhésion à l’agenda 21. Il faut effectivement s’activer après les effets d’annonce du début de l’année avant que le nom de l’association change…Agenda 21,1. Le maire inique que dans le secret des cabinets l’agenda s’écrit…très 21 pour l’aspect nouvelle démocratie. Je note que les fenêtres de la salle du conseil ne sont toujours pas en double vitrage….effectivement, la mairie préfère s’empresser d’installer des caméras vidéos et le portillon du square Alexia plutôt que réduire ses emissions de CO2.
Mr Lorec a aussi la gentillesse de s’arrêter à Bourg-la-Reine pour nous abreuver de chiffres.
Arlette Guedj pose la question concernant le Verger des Muses. Le maire lit rapidement la réponse..très longue et précise. Un cabinet d’expertise a fait du bon boulot. Il reconnaît les difficultés de la librairie. Enfin! Il nous rappelle qu’il ne fallait pas faire de..bruit. Mon oeil…si je relis Madame Duault c’était plié! Sur les solutions, pas facile de reporter ici...on va compter sur nos amis d’à côté pour faire l’analyse.
Amicalement

Thanks for the sensible critique. Me and my neighbor were just preparing to do a little research about this. We got a grab a book from our area library but I think I learned more clear from this post. I’m very glad to see such fantastic information being shared freely out there.
Attendez…il faut contacter tous les auteurs pour leur reverser leurs droits…A moins que vous rejoignez l’équipe pour donner un coup de main!
Quel succès ce blog ! Et si on éditait un ouvrage compilant les meilleurs échanges (après relecture par un docteur ès sciences politiques bien sûr) ? Quel beau cadeau de Noël !
Avant de vouloir vendre un livre…il faut déjà une librairie. Une analyse du livre ne coutait rien…si ce n’est mettre la charrue avant les boeufs
Résumons : la mairie finance et publie un ouvrage de témoignages sur l’histoire récente de BLR qui « ne poursuit aucune vérité historique ». C’est tout de même un peu fort de café non?
Je ne vois pas le rapport, puisque l’on a dit que l’ouvrage en question n’était pas oeuvre de professionnel et ne poursuivait aucune vérité historique.
Je confesse ne rien y connaître à l’utilisation des sources orales, aux mécanismes de (re)construction, d’extrapolation, ou d’immédiateté ni sur le le protocole de choix en amont.
Peut-être pourriez vous faire vous-même l’expertise scientifique recommandée, je m’engage à approuver des deux mains les conclusions si je suis convaincu. On ferait un addendum.
Allons ! Comme cela a été dit et redit, il ne sort pas de livre sur BLR tous les mois. Si c’est en outre payé par la mairie, c’est qu’elle se retrouve dans l’ouvrage publié. On sait aussi très bien expertiser les ouvrages grand public fondés sur des témoignages. Vous avez un peu lu sur l’utilisation des sources orales ? Sur les mécanismes de (re)construction, d’extrapolation, ou d’immédiateté ? Sur le protocole de choix en amont ? En plus sur les 50 dernières années de la ville. Je dois dire que la préface de l’auteure ne m’a pas rassuré. Comme si l’on écrivait des ouvrages de témoignages « avec son coeur ». En pareille situation, le cerveau est plus utile. Vous rendez-vous compte de ce que vous tolérez d’un ouvrage et d’un auteur ? Vous acceptez la même légèreté dans votre propre boulot ?
Je n’avais pas vu la réponse sur le livre. Ne confondons pas tout, il ne s’agit pas du tout ici d’une publication scientifique. L’ouvrage n’est pas un livre d’histoire, juste un recueil de témoignages sans autre prétention que de parler « avec coeur » de Bourg-la-Reine. Je ne suis donc pas du tout convaincu de l’utilité d’une expertise scientifique préalablement à la publication de ce livre qui compilera autant de « vérités » historiques que de témoins.
La mairie n’est pas une maison d’édition. Elle donne juste un petit coup de pouce à une belle initiative bénéfique (je présume, mais j’attend la preuve contraire) pour la ville. Alors ne soyons pas rabat-joie !
J’ai hâte !
J’oubliai l’essentiel : j’apprécie à sa juste mesure l’emploi du futur sur la vie politique locale, même si je me garde de ce genre de prédictions plus de 4 ans à l’avance. Surtout, car là est l’essentiel, vous reconnaitrez sans peine qu’il y a tout un mode de fonctionnement à revoir: préparer les dossiers avec les services techniques; donner un vrai rôle aux commissions municipales; réunir sa majorité pour entendre les remarques, et non pas, si réunion il y a, prévoir les coups qui risquent d’advenir et imposer le garde-à-vous; susciter un vrai débat en conseil pour profiter de toutes les compétences. Vous noterez, par exemple, que le maire a bien félicité le travail de la commission, mais qu’il n’en a absolument pas tenu compte. Vous vous souvenez en outre que nous avions prévu, dans notre programme municipal, de confier la présidence d’une des commissions à l’opposition. Comme quoi, si votre prédiction se confirme, la majorité d’aujourd’hui où vous semblez avoir beaucoup de peine à vous retrouver aura beaucoup de chance.
Cher Colbert,
Il y avait deux questions différentes. Sur le droit d’auteur, nous avons avancé non pas un règle juridique absolue, mais un principe que la société des auteurs impose systématiquement aux éditeurs, autant que faire se peu. Sur le protocole d’expertise, il s’agit, comme vous le dîtes, vous « auriez aimé voir à quoi ressemble le bouquin ». J’aurais ajouté que cela n’aurait pas été suffisant, car une expertise externe préalable s’imposait. C’est stupéfiant comme les règles qui valent pour le modèle officiellement de référence de la majorité s’effacent devant une forme de paternalisme éditorial. Honnêtement, je n’ai jamais vu cela dans le monde de l’édition que je connais un peu.
Quand Denis sera maire, il appréciera que ses conseillers ne se rebellent pas au moindre manque d’info. J’ai pas compris sa réplique à l’exposé assez clair distinguant droit moral (incessible) et droit patrimonial (cessible) d’auteur.
Aucune consigne sur un sujet qui est loin d’être une affaire d’Etat (ni même de commune), même si c’est vrai qu’on aurait aimé voir avant à quoi ressemble le bouquin.
J’ai rappelé une évidence : dans la mesure où la mairie engage sa responsabilité dans cette entreprise éditoriale, elle doit s’entourer d’une expertise dans le domaine concerné. Pourquoi refuser à l’écriture historienne ce qu’on exige pour l’urbanisme, les commerces, les biens culturels etc. ? Le témoignage oral est une des sources essentielles de l’histoire du très contemporain. Il mérite, comme les archives administratives par exemple, un traitement scientifique. La subjectivité des témoins et celle de l’auteur qui a fait la sélection, ne justifient en rien qu’on se départisse de ces principes élémentaires. J’ai simplement demandé qu’une expertise soit faite par un ou deux historiens (ils sont nombreux sur la commune) qui apporteraient leur expertise. Cela ne valait en rien remise en cause de l’auteure car c’est une règle d’or dans la communauté scientifique et dans le monde de l’édition. Je suis d’ailleurs convaincue que ma collègue professeur de français en aurait été ravie. Il faut être très borné politiquement pour ne pas accepter une telle proposition de bon sens pour la seule raison qu’elle vient de l’opposition. C’est malheureusement la règle. Force est de constater en outre qu’il n’y a pas eu un élu de la majorité pour rejoindre une position d’évidence; il me reste à espérer (mais ce n’est pas réjouissant) que cela répond à une forme de devoir d’obéissance y compris aux consignes à l’évidence infondées.
Il faut bien penser a nos amis canadiens pour auteure, http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89crivain.
Je crois que vous n’avez pas compris le sens de ma remarque, il ne s’agit pas de certifier les témoignages de bonne foi heureusement…mais de ne pas en oublier vis a vis de l’histoire…Si je ne trouve pas un récit de Jean-Noël dans ce livre avec ces 25 ans de mairie c’est a dire la moitié de la période ce serait quand même un grand manquement… ca ne coutait rien de le faire relire par deux trois historiens de la ville. Mais bon le régina-burgien est habitué aux approximations de la mairie…qui veut peut être refaire l’histoire en confiant a une amie…Femme de Lettres cet ouvrage. Nous ne manquerons pas de le lire et d’en faire la critique…suggestive
amicalement
auteur (sans e même au féminin) merci beaucoup. Ah bon, depuis quand devons-nous faire certifier scientifiquement les témoignages des uns et des autres sur leur vécu à BLR ? Nous avons chacun une part de la vérité de ce que nous vivons dans notre bonne ville.
D’autre part, ce livre n’a pas été confié à n’importe qui puisque l’auteur est professeur de français et a bien confirmé que les récits recueillis étaient suggestifs.
D’où l’envolée de M. Peschanski complètement hors sujet.